Je ne compte plus le nombre de coachés qui est venu me voir avec une envie de changement professionnel. Des personnes avec un réel désir, depuis des mois voire des années, mais aussi avec de nombreuses peurs qui les freinent. Il faut dire que c’est un saut dans l’inconnu, car qui dit reconversion professionnelle, dit nouvelle carrière : « Et si je regrette ? Et si ça ne marche pas ? Et si je n’étais pas fait(e) pour ça ? »
Pendant longtemps, changer de métier était vu par le prisme de l’anomalie de parcours, l’instabilité, la crise personnelle (un discours hérité par la société, nos parents, nos grands-parents). Une carrière « réussie » devait être un chemin tout tracé et suivi à la lettre. La remise en cause était alors une exception. Mais l’époque est en train de changer : aujourd’hui, 72 % des salariés français envisagent une reconversion professionnelle dans les 2 prochaines années. Ils étaient 50 % en 2020.
Le désir de se reconvertir n’a donc jamais été aussi partagé. Et avec lui, les questionnements sur notre capacité à faire, à sortir de notre zone de confort, à assumer l’image que l’on renvoie aux Autres.
Et si, plutôt que de chercher à faire taire notre peur, on apprenait à la transformer en alliée ?
Au programme dans cet article :
- Changer de métier, une peur à plusieurs visages
- Clarifier son désir de changement avant d’agir
- Planifier, le meilleur moyen de préparer sa reconversion
- Reconverti(e), une carrière pleine de promesses
1. Changer de métier, une peur à plusieurs visages
Disons-le clairement : un changement de vie professionnelle fait naître des inquiétudes, et c’est normal. L’absence de peur serait même inquiétante ! Tout simplement car la peur est une réponse physique dans notre corps, ayant pour mission de nous protéger face à des dangers potentiels.
Le hic avec la peur, c’est qu’elle ne fait malheureusement pas la différence entre un danger qui va impacter directement notre survie (un lion prêt à nous attaquer dans la savane) et une situation « stressante » (changer de travail). Notre cerveau va donc faire appel aux réflexes de la peur pour faire face à la menace : se battre, se figer ou fuir. Dans le cadre d’une reconversion professionnelle, les deux derniers réflexes sont les plus parlants ; la peur peut nous paralyser et nous empêcher de concrétiser le projet, elle peut aussi nous orienter vers une autre voie et nous faire abandonner le projet.
Les peurs liées à la reconversion professionnelle étant nombreuses, il est important de décortiquer celles qui vous touchent directement.
Les peurs liées à la confiance en soi et l’image de soi
Ce sont les freins les plus courants : « Est-ce que je suis capable de changer de métier ? », « Suis-je assez compétent(e) ? », « Est-ce vraiment fait pour moi ? »… Des questions qui tournent en boucle et qui touchent directement à la confiance en soi : la valeur que l’on se donne, nos compétences, nos qualités et nos ressources intérieures.
Il y a aussi la peur, plus insidieuse, de l’image de soi à travers la perte de son identité professionnelle. Pour beaucoup d’entre nous, notre activité professionnelle structure notre vie quotidienne, notre cercle social, notre statut dans la société, parfois même notre façon de nous présenter. Envisager de changer, c’est accepter de renoncer à une partie de ce que nous sommes aujourd’hui.
Les peurs liées à la sécurité
Ici, nous sommes face à des freins pragmatiques : la peur du manque financier, le contexte d’insécurité qui nous donne l’impression que ce n’est pas le bon moment.
Un changement de vie professionnelle est rarement une décision sans conséquences (positives comme négatives) sur notre vie quotidienne, notre foyer, notre famille. Ces peurs peuvent être particulièrement fortes lorsque la reconversion professionnelle implique d’entreprendre : quitter le monde de l’entreprise pour avancer seul(e), créer son entreprise, trouver des clients, se faire une réputation, financer sa retraite, etc.
Ce contexte d’insécurité n’est d’ailleurs pas qu’une impression. Il y a encore quelques années, le soutien de l’État était plus solide et la durée d’indemnisation chômage plus longue. Cela permettait d’avoir plus de temps pour trouver l’idée d’un nouveau métier, se former, gérer ses peurs, se lancer dans cette nouvelle activité.
💡Les montagnes russes de l’entrepreneuriat
Pour Maddyness, le média digital dédié à l’entrepreneuriat, j’ai exploré la question de la gestion émotionnelle lorsque l’on entreprend (gérer l’affect des équipes, jongler constamment entre plusieurs états, refouler ou écouter ses émotions…) et les clés pour vivre son projet entrepreneurial plus sereinement.
→ Lire l’article « Comment faire face aux montagnes russes émotionnelles quand on est entrepreneur ? »
Les peurs liées au regard de l’Autre
Se reconvertir, c’est aussi s’exposer au regard de notre entourage : être jugé(e) pour son choix, prendre le risque de décevoir ou d’inquiéter, paraître instable, impulsif voire trop ambitieux.
L’humain est un être sociable, nous avons donc nécessairement besoin d’appartenir à un groupe (là, je fais appel à vos souvenirs d’école et la pyramide des besoins de Maslow). Si notre envie de reconversion est remise en question, difficile de continuer d’avancer malgré tout.

Les peurs liées au bonheur espéré
Tant que la reconversion professionnelle n’est pas effective, c’est tout à fait compréhensible de s’interroger sur la joie qu’elle va nous procurer : « Et si je ne suis toujours pas heureux(se), satisfait(e), épanoui(e) ? ».
Cette peur-là est particulière car elle touche non pas à l’échec du projet mais à sa réussite : le risque que la reconversion professionnelle ait été planifiée et réalisée avec succès mais que la satisfaction ne soit finalement pas au rendez-vous. Gardez en tête que la reconversion n’est pas une garantie de bonheur absolu, mais un chemin qui en rapproche.
Bien que, parfois inconfortables, ces peurs sont légitimes et essentielles pour avancer dans la juste direction pour vous. Vous avez donc le droit non seulement de les ressentir mais, surtout, tout intérêt à les écouter attentivement. Ce sont elles qui vous permettront de confirmer votre désir de reconversion professionnelle, et de vivre ce changement de vie sereinement.
💡Un mot sur la santé mentale
Avant d’aller plus loin, je souhaite apporter une précision essentielle : mettre en place une reconversion professionnelle nécessite de l’énergie et de la disponibilité mentale.
Si vous traversez actuellement une période d’épuisement professionnel, de burn out, de dépression ou que vous êtes en arrêt maladie, les conditions ne sont pas encore réunies pour penser sereinement à votre changement de vie professionnelle. La priorité est votre santé. Accordez-vous ce temps, la réflexion viendra ensuite.
2. clarifier son désir avant d’agir
Une fois ces peurs identifiées, une question reste entière : est-ce vraiment une reconversion professionnelle dont j’ai besoin ? Si elle devient de plus en plus intégrée dans notre société, elle reste néanmoins une décision individuelle importante qui nécessite un temps de réflexion : se poser les bonnes questions, pour y aller en sécurité.

Questionner le changement
La reconversion professionnelle doit être le résultat d’un désir profond de changement, et non la solution pour fuir une situation douloureuse. Malheureusement, elles sont prépondérantes dans le monde du travail : ennui, frustration salariale, ambiance toxique avec les collègues / son manager / la direction, surmenage, burn-out… Il est donc essentiel de dissocier sa profession du contexte dans lequel on l’exerce :
- Si je changeais de manager, est-ce que cela modifierait ma perception du travail ?
- Si un ou plusieurs collègues partaient, est-ce que je me sentirais mieux ?
- Est-ce qu’une augmentation me donnerait envie de rester ?
En se posant ces questions de manière honnête et pragmatique, vous pouvez confirmer si les circonstances sont la cause de votre envie de reconversion, ou si votre envie de reconversion professionnelle est bien ancrée.
Questionner la solution
Si notre travail ne nous convient plus à l’instant T, nous pouvons rapidement considérer que la reconversion professionnelle est la clé pour y remédier. Malgré tout, il y a encore ici une notion de contexte : « Est-ce le métier lui-même qui ne me convient plus ou la manière dont je l’exerce actuellement ? »
Chaque profession peut se pratiquer dans des entreprises et des secteurs différents, à des niveaux hiérarchiques et des statuts variés. La reconversion professionnelle n’est donc pas toujours la réponse et d’autres pistes peuvent être explorées :
- Un changement d’entreprise
- Un autre secteur d’activité
- Une évolution professionnelle
- Une activité d’indépendant(e)
Nous sous-estimons aussi notre propre posture vis-à-vis de notre situation professionnelle : apprendre à poser ses limites, savoir dire non, prendre des initiatives, faire bouger les choses, aller au bout des possibilités… Ces variables d’ajustements peuvent permettre de (re)créer un contexte plus favorable et nous affranchir du rôle de « victime » du triangle dramatique de Karpman pour retrouver de la joie dans une situation qui n’aurait pas forcément changé drastiquement.
Questionner ses besoins
Le système scolaire veut que nous choisissions notre voie professionnelle, alors même que nous sommes encore des adolescent(e)s. Nous suivons un chemin tracé : choix d’une filière, formation, entrée dans le monde du travail. Il est donc tout à fait normal qu’après 5, 10 ou 25 ans d’activité professionnelle, nos besoins aient évolué.
Ce questionnement n’est d’ailleurs plus réservé aux personnes qui ont déjà une carrière derrière eux. Je rencontre de plus en plus de jeunes étudiants qui redoutent leur arrivée dans le monde du travail.
Il faut dire que le monde de l’entreprise n’offre plus ce qu’il promettait à nos parents et nos grands-parents : sécurité de l’emploi, perspective d’évolution, réussite financière, épanouissement et retraite assurée. La société a changé, les individus qui la composent aussi et leurs priorités ne sont plus les mêmes. Je pense notamment au bien-être, au respect des besoins individuels, à l’équilibre professionnel/personnel. Ce n’est pas « mieux » ou « moins bien », simplement le reflet d’une évolution sociétale.
Quel que soit votre âge, il est donc important de prendre le temps de revenir à soi :
- Quels sont mes moteurs d’épanouissements ?
- Quelles valeurs je veux défendre ?
- Quelle place je souhaite donner à mon travail ?
En Intelligence émotionnelle, c’est ce qu’on appelle l’affirmation de soi : prendre sa place dans le monde, avoir le courage de ses opinions, prendre des décisions pour nous-mêmes. Lorsqu’elle est développée, cette compétence vous permet d’être une personne bien dans ses baskets et bien enracinée dans le sol, qui ne tangue pas et avance.
3. planifier, le meilleur moyen de préparer sa reconversion

Vous avez maintenant une idée plus claire de ce que vous voulez et de ce dont vous avez besoin pour y aller en sécurité. Car c’est bien là le message de la peur : non pas « n’y va pas », mais « de quoi as-tu besoin pour y aller sereinement ? » Et c’est précisément là que la planification entre en jeu.
Pour apprivoiser les peurs liées à la reconversion professionnelle, je suis convaincue qu’une opération escargot est la meilleure méthode : ralentir pour prendre le temps de se questionner, puis définir un plan d’action pour se rassurer sur les étapes à franchir.
1. Ne pas attendre de saturer
Préparer une reconversion professionnelle nécessite du temps, de l’énergie et des idées claires. Elle ne se décide pas sur un coin de table, à la volée. Se précipiter est le meilleur moyen de se mettre en difficulté.
2. Explorer les options
Exercer le même métier dans un contexte différent, c’est déjà une forme d’évolution professionnelle. Dans mon entourage, j’ai vu l’exemple d’une amie rédactrice qui a choisi de quitter le monde de l’entreprise pour devenir indépendante. Les compétences qu’elle utilise au quotidien sont les mêmes, seul le cadre a changé.
N’hésitez pas aussi à vous (re)plonger dans vos rêves d’enfance : Quels métiers rêviez-vous de faire quand vous étiez plus jeune ? Cela en dit beaucoup de ce qui nous tient à cœur et que nous avons peut-être mis de côté avec le temps.
Si vous souhaitez examiner d’autres voies, je vous propose un exercice interactif pour vous aider à les identifier parmi un référentiel de 1 200 professions.
3. Appréhender la réalité du métier
Il y a souvent un écart entre notre perception et la réalité d’un métier. Il existe plusieurs manières de le faire : contacter des professionnels, les assister une journée, écouter des podcasts (je vous conseille notamment « Combien ça gagne ? » qui aborde les aspects financiers de nombreux métiers) ou suivre des personnes sur les réseaux sociaux qui partagent la réalité de leur métier.
Certaines activités nécessitent d’avoir suivi une formation diplômante pour exercer. Vous pouvez vous renseigner auprès de l’Onisep, de France Travail, des Chambres du Commerce et de l’Artisanat, de votre Région ou encore du Compte Professionnel de Formation (CPF).
4. Faire l’inventaire de ses forces
Parmi les freins à la reconversion professionnelle, il y a le manque de confiance en sa capacité à faire. Je vous invite donc à dresser la liste des compétences techniques mais aussi humaines que vous avez déjà acquises tout au long de votre vie. Vous pouvez utiliser le site MesCompétences pour les identifier plus facilement et trouver des pistes de métiers qui correspondent à votre profil. Pensez également à demander à vos proches, ils ont souvent une perception plus objective et bienveillante que vous-mêmes. Et puis, c’est un excellent exercice pour renforcer son estime de soi !
Enfin, vous pouvez réaliser un bilan de compétences avec un organisme certifié ou passer un test EQ-i pour identifier vos compétences clés de l’intelligence émotionnelle.
💡 Le bilan de compétences : une entrée en matière, pas une fin en soi
Beaucoup de coachés viennent me voir après avoir fait un bilan de compétences. C’est intéressant et tentant, car financé par le CPF. Sachez que c’est une bonne entrée en matière pour amorcer la réflexion, mais rarement suffisante. Il s’agit d’un dispositif court, dont le résultat peut refléter davantage nos blocages que nos capacités.
Pour mettre en place une dynamique de changement, casser les croyances limitantes, lutter contre les peurs, un accompagnement sur un temps plus long est essentiel pour mener un travail en profondeur et donner un résultat solide. C’est pourquoi j’ai choisi de proposer un coaching sur la durée, pour aller là où le bilan ne peut pas aller.
5. Se faire accompagner
Préparer sa reconversion professionnelle seul(e) peut paraître vertigineux. Un coaching professionnel permet de poser un plan d’action clair pour réussir votre transition : questionner le besoin de changement, explorer les solutions, travailler sur les croyances limitantes et les blocages, identifier les étapes clés et suivre leur avancement.
Je suis convaincue qu’un accompagnement orienté vers l’action est la clé pour réussir sa transition professionnelle. Depuis 2018, j’applique cette méthode et m’appuie sur des outils concrets pour guider mes coachés dans leur reconversion.
💡3, 2, 1… Lâchez (prise) !
Si la planification vous permet de poser un plan d’action, c’est aussi un très bon moyen d’identifier ce sur quoi vous avez la main : les étapes pour mener à bien votre reconversion professionnelle. Et de fait, prendre conscience des limites de votre champ d’action et donc, de lâcher-prise sur ce que vous ne pourrez pas contrôler.
4. reconverti(e), une carrière pleine de promesses
Nous l’avons vu en introduction : la reconversion professionnelle dessine probablement l’avenir de nos vies professionnelles. Loin des générations de nos parents et grands-parents, nous serons amenés à pratiquer différentes professions au cours de notre vie. Si vous ne le savez pas, sachez que coach est mon deuxième métier : j’ai donc traversé ma propre reconversion avant d’accompagner celle des autres.
Plutôt optimiste (je le suis devenue avec les années, car c’était une de mes compétences émotionnelles les plus basses de mon EQ-i, comme quoi tout se travaille), je vois donc la reconversion professionnelle comme une évolution saine, une manière de se façonner une vie qui nous ressemble, adaptée à nos besoins, nos envies et nos aspirations profondes. Au-delà du changement de métier, c’est aussi une manière de se construire, de s’épanouir.
Ce que j’observe chez mes coachés, c’est que la reconversion développe aussi des compétences qu’ils n’attendaient pas :
- L’affirmation de soi : faire des choix pour soi, dans le respect de ses convictions intimes ;
- L’amour-propre : avoir une confiance en soi développée pour tenter de nouvelles expériences ;
- La réalisation de soi : s’améliorer constamment pour vivre une vie agréable et enrichissante ;
- La conscience de soi émotionnelle : être capable de comprendre ses propres émotions et les écouter ;
- L’indépendance émotionnelle : ne pas être trop influencé(e) par les émotions des Autres dans ces choix, se concentrer sur ce qui nous rend heureux(se) ;
- La résolution de problèmes : comprendre comment les émotions influent sur la prise de décisions et quelles solutions mettre en place pour résoudre les problèmes qui se présentent à nous ;
- La flexibilité : s’adapter aux changements, être ouvert(e) à la nouveauté et l’imprévu
- La tolérance au stress : s’adapter à des situations difficiles ou stressantes.

Que ce soit dans notre vie professionnelle mais aussi personnelle, ces aptitudes émotionnelles et sociales sont précieuses. Elles renforcent notre bien-être et nos relations aux Autres.
💡 Ils sont passés par la reconversion professionnelle !

Pendant un an, caméra et stylo en poche, Guénolée de Carmoy et Bhadraka ont interrogé et filmé 17 personnes qui ont osé quitter leur carrière toute tracée pour se reconvertir. Finalement réussir ça veut dire quoi ?
Portrait en détail d’une reconversion

Charlotte Gille, fondatrice de son agence d’architecture d’intérieur, partage son expérience, ses doutes et ses réussites. Un témoignage inspirant pour tous ceux qui s’interrogent sur leur avenir professionnel.
La reconversion professionnelle est un chemin ponctué de doutes récurrents, de frustrations rageantes mais aussi (et surtout) de petites réussites et de grandes joies. Pour l’avoir vécu moi-même, je peux vous le garantir.
Si la peur fait partie de l’aventure, je suis convaincue qu’elle est une alliée : elle vous questionne sur votre envie de changer de vie, sur la direction à prendre, sur ce dont vous avez besoin pour vous sentir en sécurité pour avancer sereinement.
Et si la prochaine étape, c’était d’en parler ?
FAQ – Questions fréquentes sur LA RECONVERSION PROFESSIONNELLE
Pourquoi a-t-on peur de se reconvertir professionnellement ? Est-ce normal d’avoir peur de se reconvertir ?
Une reconversion professionnelle chamboule nos émotions et c’est normal. L’inverse serait même très inquiétant, selon moi ! Elle peut prendre plusieurs formes : la peur liée à la confiance et l’image de soi, à la sécurité financière, au regard de l’entourage, ou même au bonheur attendu une fois la reconversion réalisée. Il est important de comprendre que la peur ne nous dit pas de ne pas y aller, elle nous alerte sur la manière d’y aller sereinement.
Comment savoir si la reconversion professionnelle est ce qu’il me faut ?
La reconversion professionnelle doit être le résultat d’un désir profond de changement, et non la solution pour fuir une situation douloureuse. Avant de vous lancer, je vous conseille de prendre un temps de réflexion pour questionner vos besoins, le contexte mais aussi la solution envisagée. Si vos réponses pointent vers un désir profond et ancré, c’est un signal à prendre au sérieux.
Comment effectuer une reconversion professionnelle ?
Je suis une adepte de l’opération escargot : prendre le temps de poser les bonnes questions, puis poser un plan d’action. Commencez par explorer les options, vous confronter à la réalité du métier envisagé et faites l’inventaire de vos forces. Le faire seul(e) peut être décourageant. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’accompagne mes coachés sur la durée afin de clarifier le besoin, identifier les étapes clés et avancer malgré les peurs.
Le bilan de compétences suffit-il pour préparer une reconversion professionnelle ?
Je le vois comme une bonne entrée en matière. C’est intéressant car il amorce la réflexion et est financé par le CPF. Mais il est rarement suffisant, car le temps d’accompagnement est court. Pour enclencher une vraie dynamique et travailler en profondeur votre plan d’action pour changer de métier, un accompagnement plus poussé est souvent nécessaire. C’est précisément ce que je propose : un coaching professionnel individuel pensé sur la durée, et adapté à la situation de chacun(e).
Combien de temps faut-il pour changer de métier ?
Chaque parcours est différent. Pour avoir accompagné plusieurs dizaines de coachés sur leur reconversion professionnelle, je peux vous assurer d’une chose : c’est un processus qui nécessite du temps, de l’énergie et de la disponibilité mentale. Ne vous mettez pas en difficulté en voulant aller trop vite !
