En ressources humaines, on parle de « haut potentiel intellectuel (HPI) » pour désigner les individus que l’on estime capable de progresser rapidement dans la hiérarchie, parce qu’ils détiennent des capacités de leadership et des compétences de gestion supérieures à la moyenne.

Ici, je m’adresse aux personnes intellectuellement « hors normes », dans le sens où elles sont dotées d’un quotient intellectuel supérieur à 130 (environ 2,2% de la population). Elles sont communément désignées sous les noms de : « haut potentiel (ou HP) », « surdoué », « zèbre », « neuro-atypique »…

Être surdoué c’est d’abord et avant tout une façon d’être intelligent, un mode atypique de fonctionnement intellectuel, une activation des ressources cognitives dont les bases cérébrales diffèrent et dont l’organisation montre des singularités inattendues. Il ne s’agit pas d’être quantitativement plus intelligent mais de disposer d’une intelligence qualitativement différente. Ce n’est vraiment pas la même chose ! Être surdoué associe un très haut niveau de ressources intellectuelles, une intelligence hors normes, d’immenses capacités de compréhension, d’analyse, de mémorisation ET une sensibilité, une émotivité, une réceptivité affective, une perception des cinq sens, une clairvoyance dont l’ampleur et l’intensité envahissent le champ de la pensée.

Jeanne Siaud-Facchindans « Trop intelligent pour être heureux ? »

J’ai besoin d’un coach qui me comprend

De nombreux HPI se sentent en décalage par rapport aux autres, pas à leur place. Ils ont comme le sentiment qu’ils attendent que leur vie commence… Ils vivent davantage leur spécificité comme un handicap que comme un don.

En effet, pour s’adapter à un monde qui ne les comprend pas, certains ont développé ce que le psychanalyste Donald Woods Winnicott a appelé un “ faux-self ”, c’est-à-dire une sur-adaptation de leur identité profonde. Cette négation de leur être les perd, les isole, les inhibe et souvent les condamne à une souffrance qui leur semble inévitable.

Pourtant, le propre d’un potentiel, est qu’il est là, présent, ne demandant qu’à s’exprimer, qu’à se réaliser. Et le rôle du coach, est justement d’aider son client à réaliser son potentiel pour atteindre ses objectifs.

Concrètement les conditions du coaching restent les mêmes mais le coach doit être capable de :

  • Suivre la logique de son client et sa vitesse de raisonnement
  • Laisser libre cours à son coaché de laisser fuser son esprit, ses associations d’idées
  • Etre particulièrement bienveillant face à cette hypersensibilité émotionnelle/sensorielle
  • Conserver sa posture sans admiration excessive ni soumission
Coaching d'adultes

Je ne suis pas encore diagnostiqué(e)

Seul un test complet de QI permet de confirmer le diagnostic et surtout d’obtenir des informations plus pertinentes qu’un simple nombre. L’échelle de QI de Wechsler la plus commune, la WISC (Wechsler Intelligence Scale for Children), est adaptée aux enfants d’âge scolaire (de 6 à 16 ans). Avant 6 ans, on utilise la WPPSI (Wechsler Preschool and Primary Scale of Intelligence), utilisable de 2,5 ans à 6 ans. Après 16 ans, on dispose de la WAIS (Wechsler Adult Intelligence Scale). 

Il n’est pas nécessaire d’obtenir un diagnostic de douance pour que je vous accompagne. Toutefois pour ceux qui souhaitent une confirmation officielle, sachez qu’en tant que coach certifiée professionnelle, je ne suis pas habilitée à faire passer les tests de douance. Ils doivent être administrés et interprétés par des psychologues.

Si vous souhaitez la recommandation d’un professionnel adéquate, n’hésitez pas à m’écrire.

Je veux un diagnostic

L’explication scientifique de la surdouance

La surdouance est une question de neurophysiologie qui se transmet de génération en génération.

Les IRM montrent une activité permanente du cerveau, avec une multitude de connexions neuronales qui se traduisent par une pensée en arborescence : une idée en entraînant une autre, puis une autre… Alors que chez les non-HP, seule une zone spécifique du cerveau s’anime par fonction. Cela s’explique par une myélinisation accrue des neurones, c’est-à-dire un gainage plus important des prolongements neuronaux qui augmente la vitesse de transmission des informations, en limite la déperdition et conduit le cerveau à utiliser moins d’énergie dans son fonctionnement courant.

Cette différence dote aussi le surdoué d’une plus grande acuité de ses cinq sens et lui apporte une plus grande sensibilité émotionnelle, souvent difficile à gérer par les personnes concernées et mal accueillie par l’entourage.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur la précocité chez l’enfant et le haut potentiel chez l’adulte, consultez le site de l’Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces.